Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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Seulement, il juge le succès un peu plus incertain; sans doute aussi qu'il y tient un peu moins, et son humeur contre la Russie va se traduire par un langage plus accentué à la Malmaison, c'est-à-dire dans un endroit où il sait que ses paroles seront répétées à l'Autriche. Le résultat de sa visite à Joséphine fut que madame de Metternich, appelée le jour d'après à la Malmaison, y entendit «des choses bien extraordinaires 298». La reine Hortense et le prince Eugène lui avouèrent sans ambages qu'ils étaient «Autrichiens dans l'âme». L'Impératrice, arrivant à son tour, renchérit sur ces assurances: elle déclara que le projet de mariage avec l'archiduchesse lui tenait particulièrement au cœur, qu'elle y consacrait tous ses soins et désespérait moins que jamais du succès. L'Empereur, qu'elle avait vu la veille, lui avait dit que son choix n'était point fixé 299, refrain éternel et obligé avec l'Autriche. Il avait même ajouté qu'il pourrait bien se décider en faveur de cette puissance, s'il avait la certitude d'être agréé par elle 300. N'était-ce point un moyen pour lui d'obtenir, de provoquer une parole bien nette qu'il pût à l'occasion rappeler et faire valoir?