Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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Les épreuves de la veille l'avaient profondément remué. Il passait par des heures d'abattement réel; ses secrétaires le trouvaient alors incapable d'activité et de mouvement, abîmé dans sa douleur 281. Puis, par un sursaut de volonté, sa pensée se ressaisissait, se remettait au travail, échappait aux tristesses du présent pour plonger dans l'avenir. Il songe qu'en ce moment ses premières propositions doivent être arrivées à Pétersbourg; il désirerait savoir quel accueil leur est fait, si de ce côté tout est assuré et certain, si l'empereur Alexandre l'accepte pour frère. Cette réponse catégorique qu'il attend de la Russie,--il n'en admet point d'autre,--il a hâte de la posséder, et son impatience s'irrite des obstacles que lui opposent le temps et l'espace.