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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)

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Il ne tarda pas à s'ouvrir au delà du milieu de novembre. Le séjour de Fontainebleau, il est vrai, n'avait pas sensiblement avancé la question du divorce, ni ménagé les dispositions de Joséphine; il avait été interrompu par l'arrivée à Paris du roi et de la reine de Saxe, accourus pour féliciter l'Empereur de ses derniers triomphes et lui renouveler, avec l'expression de leur gratitude, l'hommage de leur déférente fidélité. Napoléon les avait invités à venir, mais l'empressement avec lequel ils avaient répondu à cet appel dérangeait ses plans, en l'arrachant prématurément à sa retraite. Pour recevoir ses hôtes avec plus de faste et de dignité, il est obligé de quitter sa résidence d'automne; le 15, laissant l'Impératrice revenir isolément, il rentre à Paris seul, à cheval, au milieu d'un appareil guerrier, à la tête d'une escorte toute militaire, en chef d'armée plus qu'en monarque. C'est seulement le lendemain et le surlendemain que, réinstallé aux Tuileries, il reçoit les corps constitués, donne des audiences, tient conseil des ministres et fait l'empereur 255. En même temps, les cercles de cour, les grandes réceptions, les représentations au théâtre du château commencent en l'honneur du couple royal de Saxe. D'autres souverains, ceux de Wurtemberg, de Hollande, de Naples et de Westphalie, arrivent ou s'annoncent; Paris redevient «le séjour des rois 256», s'emplit d'hôtes princiers, de visiteurs illustres; la capitale et la cour reprennent un aspect de gaieté, d'animation et de splendeur, et c'est au bruit importun des fêtes que Napoléon doit engager les actions diverses qui le mèneront à ses fins, imposer la résignation à Joséphine, préparer la rupture du lien civil et religieux, aviser enfin et pressentir la Russie. Pour parler à l'Impératrice, il attend encore: le prince Eugène, mandé en hâte de sa vice-royauté d'Italie, s'achemine vers Paris, et sa présence paraît indispensable pour apaiser et consoler sa mère à l'heure des déchirements suprêmes. Mais déjà, le 22 novembre, l'Empereur faisait écrire à Caulaincourt par Champagny une lettre que le ministre devait minuter et chiffrer en entier de sa main, afin d'assurer l'inviolabilité du secret: elle était conçue en ces termes:

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