Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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Tant d'affabilité, il est vrai, ne réussissait qu'imparfaitement à le satisfaire; une ombre restait sur son front, et quelque chose semblait manquer à son bonheur. Il avait cru que l'arrivée de l'Empereur à Fontainebleau rouvrirait la série des réceptions et des fêtes, que Sa Majesté n'aurait rien de plus pressé que de le mander auprès d'elle, que cet appel lui fournirait occasion de déployer tout son faste. Pour la circonstance, il avait renouvelé sa garde-robe, s'était commandé des habits magnifiques, avait tiré de son écrin ses plus précieux joyaux, et son secret espoir, avoué à son entourage, était d'éclipser l'archichancelier Cambacérès, dont la somptuosité proverbiale excitait sa jalousie 250. Ne voyant point arriver l'invitation ardemment souhaitée, Kourakine trouvait qu'on lui laissait attendre bien longtemps le jour de son triomphe. Instruit de cette impatience sénile, Napoléon le fit venir à Fontainebleau avant tous ses collègues; là, avec ostentation, il lui reconnut les prérogatives diverses de son rang, le combla de toutes les distinctions propres à faire époque dans la vie d'un vieux diplomate.