Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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D'abord, l'ambassadeur du Tsar à Paris, le prince Kourakine, redevient l'objet de toutes les préférences. Quelque peu d'importance qu'offrît par lui-même ce ministre, il représentait la personne de son maître, et toute politesse qui lui serait faite irait à l'adresse d'Alexandre. Puis, insuffisant en affaires, Kourakine jouissait à Pétersbourg de quelque crédit mondain; «il écrit, mandait Caulaincourt, au moins une fois la semaine à l'Impératrice mère et à quatre ou cinq vieilles dames qui sont à la tête de la société 248.» Napoléon trouve donc avantage à ce que Kourakine soit caressé, choyé, mis dans nos intérêts. Désormais l'Excellence russe reçoit au ministère des relations extérieures un accueil particulièrement empressé: le nouveau duc de Cadore (M. de Champagny venait de recevoir ce titre) écoute sans sourciller ses fastidieuses dissertations, reçoit avec bienveillance ses requêtes, et la liste en est longue, car le prince «protège beaucoup, multiplie les demandes particulières, et réclame toujours au nom de l'alliance et de l'amitié de l'Empereur pour l'empereur Alexandre; il a l'air de croire que toutes les lois doivent se taire devant ce puissant motif 249». Si importune que soit parfois son intervention, il est tenu bon compte de ses désirs, et il faut des raisons d'État pour qu'une demande formulée par lui ne soit point accueillie d'emblée.