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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)

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Ce choix était naturel, légitime, presque forcé. Il répondait d'abord au désir de célérité qui guidait l'Empereur dans toute la poursuite de cette affaire. Entre Napoléon et Alexandre, la question n'était point nouvelle, puisqu'à Erfurt, dans un épanchement ménagé par Talleyrand, les deux empereurs avaient parlé mariage et prononcé le nom de la plus jeune fille de Paul Ier. À cette époque, Anne Pavlovna sortait à peine de l'enfance; il ne pouvait être question de son établissement qu'à titre de projet caressé pour l'avenir 246. Depuis, treize mois s'étaient écoulés: la grande-duchesse achevait sa quinzième année; on avait lieu de penser, sans en avoir la certitude absolue, qu'elle avait atteint l'âge de la puberté et du mariage; son extrême jeunesse, qui restait un inconvénient, ne semblait plus un empêchement, et il paraissait naturel qu'on relevât de notre côté l'insinuation faite par son frère; après ce préliminaire, une demande ne surprendrait pas à Pétersbourg; sur ce terrain déjà préparé, il semblait que tout irait plus facilement et plus vite qu'ailleurs. Même, il y avait pour Napoléon--c'est lui qui en fit l'aveu--«un engagement de tacite honnêteté 247» à ne point chercher d'autre parti avant d'avoir repris et poussé à fond l'entretien avec la Russie; s'il manquait à ce devoir de convenance, à cette obligation de l'amitié, il risquerait de porter à l'harmonie des deux cours une nouvelle atteinte, de fournir au Tsar un légitime sujet de mécontentement et de peine.

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