Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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Dès maintenant, il jugeait utile de desservir Alexandre auprès de Napoléon et, adroitement, faisait le procès d'une cour dont son gouvernement requérait en sous-main l'aide et la protection. La Russie, disait-il, aurait pu empêcher la guerre en prenant dès le début une attitude nette et tranchée, ce qui n'était que trop vrai et conforme à l'opinion constamment professée par l'Empereur. Pendant la campagne, qu'avaient fait les Russes? «Ils n'avaient point tiré un coup de fusil et n'avaient répandu que le sang polonais 177», et l'Autriche, par l'organe de son représentant, allait jusqu'à leur faire grief de nous avoir si mal secondés contre elle. Ce n'était point la maison de Habsbourg, ajoutait Metternich, qui eût montré en pareille circonstance tant de mollesse et de tiédeur; elle était ferme dans ses affections, se piquait d'une inébranlable fidélité aux engagements une fois contractés; elle saurait, mieux qu'une cour inconséquente et volage, se faire l'auxiliaire de grands desseins. «Nous pouvons vous servir comme la Russie, disait Metternich, et peut-être plus constamment que la Russie, car notre cabinet n'a pas une politique aussi changeante: faites-nous entrer dans votre système, et vous serez sûrs de nous. Voilà sur quelle base, honorable pour nous, utile pour vous, nous avons compté faire la paix 178.»