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Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Lorsque tout aura été convenu entre la France, la Russie et l'Autriche, l'armée de Marmont, qui se tient l'arme au pied en Dalmatie, s'ébranlera vers le sud, puis, s'adossant à l'Adriatique, se renforçant de corps débarqués, prendra son élan vers Constantinople. Derrière elle, Corfou, bondée de troupes, de munitions, de vivres, d'approvisionnements, lui servira de place d'armes et de magasin: «Quand on nous a saisi Corfou, disait plus tard l'Empereur à Sainte-Hélène, on a dû y trouver des munitions et un équipement complet pour une armée de quarante à cinquante mille hommes 323.» Dans les premières provinces à traverser, l'armée d'invasion ne rencontrera aucune résistance organisée, point de troupes régulières, des pachas qui s'entre-tuent, des tribus musulmanes qui ne demandent que la conservation de leurs privilèges, des chrétiens prêts à s'insurger; l'Albanie n'a pas six mille hommes à nous opposer 324. En Macédoine et en Roumélie, les Français opéreront leur jonction avec les Autrichiens descendus du Nord à travers la Serbie révoltée, plus loin, avec les Russes accourus des Principautés; vainqueurs et vaincus d'Austerlitz, réconciliés dans une pensée commune, poursuivront alors de concert leur marche accélérée. Aux abords mêmes de sa capitale, la Turquie ne pourra essayer d'une défense sérieuse: son armée, rassemblée l'année précédente autour d'Andrinople, s'est dissipée en grande partie après l'armistice, et sa reconstitution exigerait plusieurs mois. Les alliés arriveront sans coup férir à Constantinople, où l'émeute aura préparé leur œuvre, détruiront ou expulseront le gouvernement du Sultan et décapiteront la Turquie.

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