← Table of contents
Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

Reading edition

Passant alors à l'autre objet de ses désirs et de ses espérances, au règlement du litige oriental, Alexandre y montrait le véritable noeud de l'alliance, ce qui la rendrait indissoluble et la marquerait d'un caractère d'impérissable grandeur. Depuis six mois, il semblait que tout eût été dit sur le partage de la Turquie; Alexandre savait renouveler le sujet, y découvrir des côtés inattendus, séduisants et grandioses. Il revenait bien sur de prétendus engagements, parlait toujours de parole donnée, mettait aussi en jeu l'intérêt suprême de la France, la nécessité de réduire l'Angleterre en lui portant aux Indes un coup décisif, mais ses appels s'adressaient surtout chez Napoléon aux sentiments les plus hauts qui pussent faire vibrer l'âme d'un conquérant: s'armant du langage tenu à Tilsit, renvoyant à l'Empereur ses propres arguments, il répétait: «Ces Turcs sont, comme me le disait l'Empereur, des barbares sans organisation, sans gouvernement; on ne sait réellement à quoi cela ressemble. C'est plus que jamais le cas de donner aux projets de Tilsit, à l'affranchissement réel de ce pays, la couleur libérale qui appartient à ce grand événement. Notre siècle, encore plus que la politique, repousse ces barbares en Asie. C'est une noble et louable action que celle qui affranchira ces contrées; ce n'est pas de l'ambition. L'humanité veut que ces barbares ne soient plus en Europe dans ce siècle de lumières et de civilisation 502.»

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings