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Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Tandis que l'Angleterre, n'osant refuser assistance au monarque qui s'est follement compromis en sa faveur, enverra en Suède ses meilleurs régiments, l'Espagne, abandonnée à elle-même, dominée et comme fascinée, tombera dans la main de Napoléon; changeant peut-être de dynastie et à coup sûr de régime, elle se liera plus étroitement à nous et s'emploiera contre notre rivale. Dans le même temps, la Méditerranée sera purgée d'Anglais; de hardis coups de main nous livreront soit la Sicile, soit certains postes sur la côte septentrionale d'Afrique, et faciliteront de plus lointaines opérations. Jusque-là, le projet de partage ne sera qu'un appât présenté à la Russie: il sera en même temps un épouvantail dressé aux yeux de l'Angleterre, car Napoléon a soin, dans le Moniteur, de laisser entrevoir «quel sera le résultat de la guerre que l'on a l'imprudence de prolonger. La paix arrivera un jour..., dit-il; mais alors des événements de telle nature auront eu lieu, que l'Angleterre se trouvera sans barrière dans ses possessions les plus lointaines, principale source de sa richesse 322.» Si cette menace n'a pas raison de l'orgueil britannique, si les coups portés indirectement dans le Nord, en Espagne, sur la Méditerranée, ne suffisent pas à faire fléchir l'Angleterre, alors les destins de l'Orient s'accompliront; c'est de ce côté que se dessinera la manœuvre finale et qu'aura lieu l'irruption de nos forces.

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