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Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Dès à présent, la Russie doit agir vivement au Nord, contre la Suède, et menacer Stockholm: Napoléon offre au Tsar comme prix de son énergie, non seulement la Finlande, mais tout ce qui pourra être conquis de ce côté, et se déclare prêt à l'appuyer. En effet, à ce moment même, il prescrit à Bernadotte, qui occupe avec son corps les villes hanséatiques, de s'élever dans le Jutland, afin de se mettre en mesure de passer dans les îles danoises et de concerter avec le gouvernement de Copenhague l'attaque de la Scanie, province méridionale de la Suède. Veut-il réellement anéantir cet État? Un tel projet est loin de sa pensée: «Je n'ai rien à gagner à voir les Russes à Stockholm 321», écrira-t-il bientôt, et le concours qu'il leur prêtera ne sera jamais effectif. Le mouvement qu'il provoque de leur part n'est qu'une diversion à la fois politique et militaire, destinée à absorber l'attention de nos alliés et celle de nos adversaires. Offrant à la Russie dans le Nord l'agrandissement immédiat qu'elle sollicite en Orient, il donne un premier aliment à l'avidité conquérante de cette cour; il l'occupe matériellement contre la Suède, tandis qu'il l'occupe en esprit à discuter le démembrement de la Turquie. D'autre part, la marche des Russes vers la péninsule Scandinave, combinée avec la démonstration de Bernadotte, attirera de plus en plus dans cette direction les forces de l'Angleterre, les retiendra loin de l'Espagne et de la Méditerranée.

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