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Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Au reste, si l'Empereur ne révèle aux rois feudataires, aux ministres, aux généraux, aux administrateurs, que la partie du plan à l'exécution de laquelle chacun d'eux se trouve spécialement préposé, il fait prévoir à l'Europe d'extraordinaires événements et veut qu'elle s'y prépare. Le 19 juin notamment, dans une dépêche à l'adresse d'un gouvernement ami, celui de Saxe, il promet la paix, mais au prix d'une dernière crise: après avoir exposé à sa manière, par la plume de Champagny, la chute des Bourbons et l'élévation de Joseph, il laisse entendre que ces faits ne sont qu'un commencement, que l'Angleterre, en lui refusant la paix, l'oblige à des moyens extrêmes, qu'elle doit se hâter de céder, si elle veut sauver ce qui reste du vieil édifice européen, et résumant l'historique de la lutte qu'il dirige contre elle depuis cinq années à coups de mesures destructives sur le continent, il montre dans ses entreprises une formidable gradation: «Si les hommes sages, dit la dépêche, ne parviennent point à dominer dans les conseils britanniques, l'Angleterre s'expose à des événements encore plus funestes pour elle que tous ceux qui ont eu lieu et qu'il ne faut attribuer qu'à l'administration qui a voulu la guerre et à celle qui a la folie de la perpétuer. Ceux qui peuvent les suivre auront une telle tendance, un tel développement, que la puissance anglaise sera écrasée ou forcée à rentrer dans de justes bornes 462...»

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