Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Sur terre, tout est prêt: la levée de la conscription de 1809 a jeté un renfort de 80,000 hommes dans nos armées d'Italie et de Dalmatie, destinées, au premier signal, à entamer la Turquie d'Europe: c'est la partie maritime de l'entreprise, partie essentielle, qui absorbe surtout l'attention de l'Empereur et à laquelle il ajoute chaque jour de nouveaux développements. Il médite maintenant une incursion navale contre les Indes, concordant avec les vastes opérations qui s'accompliront par terre: il fait équiper une flotte à Lorient, une autre à Brest 452; elles partiront l'une après l'autre, la première servant d'avant-garde, et doivent jeter 18,000 hommes dans l'Inde, tandis que l'armée franco-russe arrivera sur l'Euphrate après avoir détruit la Turquie sur son passage. Entre les deux expéditions de l'Est et de l'Ouest, destinées à converger au même but en partant des deux points extrêmes de notre ligne d'opérations, la grande expédition de la Méditerranée, celle qui comprendra des vaisseaux français, russes, italiens, espagnols, portugais, montés par des marins de toute nationalité, composera l'attaque principale. L'Égypte reste son objectif, car c'est toujours cette contrée que l'Empereur convoite avant toute autre parmi les dépouilles de la Porte et qu'il s'approprie en espérance; son désir ne se trahit plus seulement par des allusions, par quelques mots jetés dans sa correspondance: il s'accuse dans de longues instructions, où les conditions de l'entreprise, le nombre d'hommes à employer, la durée des trajets, les points d'atterrissage sont minutieusement indiqués.