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Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Tant que durèrent les négociations de Bayonne, il évita toute question déplacée, se contentant des explications qu'on lui donnait et laissant agir Napoléon; peu favorable d'ailleurs aux Bourbons d'Espagne, il n'eut pas trop à se contraindre pour s'exprimer sur leur compte d'un ton dédaigneux ou léger: l'abdication de Charles IV lui parut naturelle chez un prince qui ne «voulait plus vivre que pour sa Louise et pour son Emmanuel 436». Quand le dénouement fut connu, il n'eut pour l'Empereur que des paroles d'approbation et alla jusqu'à la flatterie: «Je croyais, disait-il, qu'il avait rempli toutes les pages de l'histoire, mais il lui en reste une belle pour l'Espagne 437», et il saluait en lui «le régénérateur, le législateur 438» de cette contrée. Lorsque la nouvelle constitution du royaume lui fut présentée, il la trouva libérale et digne de son auteur. Toutefois, à certaines précautions de langage, à certains mots placés avec tact, il était aisé de se convaincre que le Tsar ne considérait point ses éloges comme purement gratuits: «Je ne suis ni ne serai jaloux, disait-il, d'aucun des avantages qu'a ou que peut avoir l'Empereur 439», mais il avait commencé par indiquer que les satisfactions devaient être réciproques. Il ne manquait pas, en termes significatifs, d'insister sur la correction de son attitude, sur «sa discrétion pendant tout le temps de ces événements 440», et l'on voyait qu'il prenait note de ses bons procédés, les laissait s'accumuler, se réservant de les faire valoir en masse lors de cette explication décisive sur les affaires d'Orient qu'il réclamait avec une inquiète persévérance.

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