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Napoléon et Alexandre Ier (1/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Ces mesures sont ordonnées le 7 février; elles ont donc été arrêtées pendant les jours précédents, c'est-à-dire à l'instant où Napoléon proposait le partage à l'empereur de Russie, et la connexité entre ces deux mouvements de sa volonté apparaît indéniable. Elle s'accuse jusque par certains rapprochements d'expression: dans la dépêche à Caulaincourt du 29 janvier, Napoléon indiquait l'avantage de différer le partage «jusqu'au jour où l'on aurait arraché aux Anglais l'empire de la Méditerranée 311». Dans ses instructions pour Ganteaume, il signale «la grande importance d'avoir la Sicile, ce qui change la face de la Méditerranée 312». Il considère ainsi la conquête de cette mer comme désormais réalisable, imminente, et juge que la condition principale à laquelle il avait subordonné le partage peut se trouver accomplie. En même temps il tient à Joseph, au sujet de Corfou, un langage de plus en plus frappant, caractéristique dans son mystère: «Corfou est tellement important pour moi, lui écrit-il, que sa perte porterait un coup funeste à mes projets... Souvenez-vous de ce mot: dans la situation actuelle de l'Europe, le plus grand malheur qui puisse m'arriver est la perte de Corfou 313.»

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