Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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En effet, l'Orient reste pour Napoléon l'objectif final. Le 17 février, écrivant à son frère Louis, il lui fait entrevoir l'instant où l'Angleterre, assaillie de tous côtés, «menacée dans les Indes par une armée française et russe 387», devra se rendre, et il le presse de coopérer à ce résultat par un redoublement d'activité maritime. Le 23, recevant le prince Guillaume de Prusse, qui vient l'implorer pour son pays, il l'accueille par ces paroles: «L'arrangement de vos affaires tient sa place parmi les combinaisons de la politique générale qui sont à la veille de se développer: ce n'est pas une affaire d'argent, mais de politique... Pendant l'été, ajoute-t-il, les grandes affaires seront peut-être arrangées.» Et il répète plusieurs fois que «dans ce moment, Constantinople est le point essentiel vers lequel se dirige sa politique», ajoutant que «selon les circonstances, il regardera les Turcs comme ses amis ou ses ennemis 388».