Note W — XI L’APOSTOLAT
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Page 186. — [W] Lettre à son frère Jérôme, roi de Westphalie : « Ce que désirent avec impatience les peuples d’Allemagne, c’est que les individus qui ne sont point nobles et qui ont des talents, aient un égal droit à votre considération et aux emplois ; c’est que toute espèce de servage et de liens intermédiaires entre le souverain et la dernière classe du peuple soit entièrement abolie. Les bienfaits du Code Napoléon, la publication des procédures, l’établissement des jurys seront autant de caractères distinctifs de votre monarchie ; et s’il faut vous dire ma pensée tout entière, je compte plus sur leurs effets pour l’extension et l’affermissement de cette monarchie, que sur le résultat des plus grandes victoires. Il faut que vos peuples jouissent d’une liberté, d’une égalité, d’un bien-être inconnus aux autres peuples de la Germanie, et que ce gouvernement libéral produise d’une manière ou d’une autre les changements les plus salutaires au système de la confédération et à la puissance de votre monarchie. Cette manière de gouverner sera une barrière plus puissante pour vous séparer de la Prusse que l’Elbe, les places fortes et la protection de la France. Quel peuple voudra retourner sous le gouvernement arbitraire prussien, quand il aura goûté les bienfaits d’une administration sage et libérale ? Les peuples d’Allemagne, ceux de France, d’Italie, d’Espagne, désirent l’égalité et veulent des idées libérales… Voilà bien des années que je mène les affaires de l’Europe, et j’ai eu lieu de me convaincre que le bourdonnement des privilégiés était contraire à l’opinion générale. Soyez roi constitutionnel… »