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Mon amie Nane

Note (return) — VIII Venise sentimentale

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Ces Italiens sont d'une impudence gracieuse: ils vous marchent sur les pieds avec des révérences. Nous étions, hier, Nane et moi, à la terrasse de cette pâtisserie si joliment levantine qui fait face à San' Giminiano1, quand débouchèrent du Broglio l'inévitable Gondolphe, et un jeune homme très beau, bestialement, avec de trop petits pieds chaussés étroitement (cuir jaune et vernis). Celui-là, dénommé Dolcini, ne parle pas; mais il regarde avec des yeux si humides que j'ai envie d'essuyer les joues ovales de mon amie, où s'est posé son regard.

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