Note 5 — INDRUKKEN VAN DEN DAG.
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Pour administrer tant de provinces, plus grandes que des royaumes, il faut que l’empereur et ses ministres soient assurés d’une obéissance passive, et qu’ils comptent sur l’exécution immédiate de l’ordre une fois donné. Les observations, les conseils même, sont mal accueillis, et taxés de révolte. Mais alors qu’arrive-t-il? C’est que les fonctionnaires, moins peut-être par adulation que par crainte, envoient dans les moments critiques des rapports incomplets ou inexacts, dissimulent les petites difficultés, amoindrissent ou dénaturent les difficultés sérieuses, se décernent des triomphes diplomatiques et militaires, imaginés pour l’entière satisfaction de leur cour, enfin saturent leurs depêches de toutes les exagérations, de tous les mensonges que peut contenir un récit officiel. Trompé par leurs rapports, et conservant ses illusions, le cabinet impérial s’obstine dans le vieux systême, il repousse toute idée de concession, et les affaires s’agitent dans une sorte de cercle vicieux, ou s’accumulent les malentendus et les embarras.5