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Micah Clarke - Tome III

Note 4 — VIII—La venue de Salomon Sprent.

Albert Savine translation

La lettre suivante, que Monmouth écrivit de la Tour à la Reine, montre bien l'état d'abjection de son âme. «Madame,—Je n'aurais pas la hardiesse d'écrire à Votre Majesté jusqu'au jour où j'aurai montré au Roi combien j'ai horreur de la chose que j'ai faite, et combien je désire de vivre pour le servir. J'espère, Madame, que ce que j'ai dit aujourd'hui au Roi prouvera combien je suis sincère, et combien je déteste tous ces gens qui m'ont amené à cela. Après avoir fait cela, Madame, j'ai cru être dans une situation convenable pour implorer votre intercession que vous ne refusez jamais aux malheureux, je le sais, et je suis certain, Madame, d'être l'objet de votre pitié, ayant été séduit et attiré par ruse dans cette horrible affaire. Si je n'avais pas d'autre objet que le désir de vivre, Madame, je ne vous donnerais jamais cette peine, mais je tiens à la vie pour servir le Roi, ce que je suis en état de faire, et ce que je ferai au-delà de ce que je puis dire. En conséquence, c'est après avoir tenu compte de cela, que je puis m'enhardir jusqu'au point d'insister auprès de vous et vous implorer d'intercéder pour moi, car je suis sûr que le Roi vous écoutera. Vos prières ne sauraient jamais éprouver de refus, quand elles sollicitent la vie seulement pour servir le Roi. J'espère, Madame, que par la générosité et la bonté du Roi, et par votre intercession, je puis espérer pour ma vie, qui sera, si je la conserve, entièrement employée à témoigner à Votre Majesté tout le sentiment imaginable de gratitude; et à servir le Roi en fidèle sujet. Et à être le plus dévoué et le plus obéissant serviteur, Monmouth.» (Note de l'auteur).

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