Note 65 — CHAPITRE II
Reading edition
Lors d'une de nos relâches à Brest, M. de Bonnefoux me fit passer sur le vaisseau le Dix-Août[65], qui devait faire campagne, et qui était commandé par M. Bergeret[66], jeune capitaine de vaisseau de trente ans, renommé pour sa belle défense de la frégate la Virginie[67]; aujourd'hui vice-amiral, préfet maritime à Brest[68], et qui possédait tout ce qu'il faut pour conduire, diriger, former, enthousiasmer la jeunesse. Augier était parvenu à quitter le Jean-Bart et il allait partir dans une autre direction; ainsi il était encore à Brest, et j'eus le bonheur de recevoir ses adieux; il me fit promettre de ne prendre aucun moment de repos que je ne fusse enseigne de vaisseau, et, jusqu'à ce moment, de ne me permettre aucune distraction, pas seulement celle de la lecture d'un roman ou d'un ouvrage d'agrément; il voulut enfin que tous mes moments, toutes mes facultés fussent, sans exception, pour l'étude et pour la navigation. Je promis tout; je tins tout.