Note 43 — LIVRE SECOND
Reading edition
Note 43: (retour) L'empereur reproche souvent cette hâte à ceux qui étaient chargés de célébrer sa gloire sur les théâtres de Paris. Ainsi, il écrit de Berlin à Cambacérès, le 21 novembre 1806: «Si l'armée tâche d'honorer la nation autant qu'elle le peut, il faut avouer que les gens de lettres font tout pour la déshonorer. J'ai lu hier les mauvais vers qui ont été chantés à l'Opéra. En vérité, c'est tout à fait une dérision. Comment souffrez-vous qu'on chante des impromptus à l'Opéra? Cela n'est bon qu'au Vaudeville. Témoignez-en mon mécontentement à M. de Luçay. M. de Luçay et le ministre de l'intérieur pouvaient bien s'occuper de faire faire quelque chose de passable; mais, pour cela, il faut ne vouloir le jouer que trois mois après qu'on l'a demandé. On se plaint que nous n'ayons pas de littérature; c'est la faute du ministre de l'intérieur. Il est ridicule de commander une églogue à un poète, comme on commande une robe de mousseline.» Il voulait apparemment qu'on prévît la victoire d'Iéna ou celle d'Eylau trois mois à l'avance. M. de Luçay, chambellan, était chargé des théâtres en l'absence du surintendant, premier chambellan, retenu à Mayence, comme on l'a vu plus haut. (P. R.)