Note 28 — LIVRE SECOND
Reading edition
Note 28: (retour) Cette lettre ne se trouve point dans la Correspondance générale de Napoléon Ier publiée sous le second empire. Mais les lettres qui y sont insérées, pour cette époque, ressemblent fort à celle-ci, pour la forme et le fond. C'était, d'ailleurs, le sujet ordinaire des lettres de l'empereur à Joséphine, pendant toutes ses campagnes. Voici, par exemple, ce qu'il lui écrivait de Varsovie quelques mois plus tard, le 23 janvier 1807. «Je reçois ta lettre du 15 janvier. Il est impossible que je permette à des femmes un voyage comme celui-ci: mauvais chemins, chemins peu sûrs et fangeux. Retourne à Paris, sois-y gaie, contente; peut-être y serai-je aussi, bientôt. J'ai ri de ce que tu me dis que tu as pris un mari pour être avec lui; je pensais, dans mon ignorance, que la femme était faite pour le mari, le mari pour la patrie, la famille et la gloire. Pardon de mon ignorance; l'on apprend toujours avec nos belles dames. Adieu, mon amie; crois qu'il m'en coûte de ne pas te faire venir. Dis-toi: «C'est une preuve combien je lui suis précieuse.» (P. R.)