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Mémoires de madame de Rémusat (2/3)

Note 19 — LIVRE II

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Note 19: (retour) Le bref du pape, qui relevait M. de Talleyrand des excommunications encourues, était alors considéré, par lui, comme une permission de devenir laïque, et même de se marier, quoique rien de pareil n'y soit dit expressément. On peut s'en convaincre en lisant l'ouvrage très intéressant de sir Henry Lytton Bulwer, qui me paraît être ce qu'on a écrit de plus juste et de plus bienveillant à la fois, sur son esprit, sur sa personne et sur l'influence, tant de fois utile à la France, qu'il a exercée en Europe. Quant à son mariage, l'auteur en parle ainsi: «La dame qu'il épousa, née dans les Indes orientales, et séparée de M. Grand, était remarquable par sa beauté autant que par son peu d'esprit. Tout le monde a entendu l'anecdote à propos de sir George Robinson, auquel elle demandait des nouvelles de son domestique Friday. Mais M. de Talleyrand défendait son choix en disant: «Une femme d'esprit compromet souvent son mari, une femme stupide ne compromet qu'elle-même.» (Essai sur Talleyrand par sir Henry Lytton Bulwer G. C. B, ancien ambassadeur, trad. de l'anglais par M. G. Perrot) (P. R.)

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