Note 65 — LIVRE II (continued 2)
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Note 65:
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Cette représentation pourrait bien avoir été donnée un peu plus tard que cela n'est dit ici. Du moins, quand Barré, Radet et Desfontaines, les grands vaudevillistes du temps, firent jouer devant le public de Paris la pièce dont il s'agit, ils l'appelèrent
la Colonne de Rosbach
. Ils semblaient l'avoir faite en l'honneur de la campagne d'Iéna. Il est vrai que les auteurs pouvaient, sans travail, transporter leur
à-propos
de la guerre de 1805 à la campagne de Prusse. Ni les courtisans ni les vaudevillistes n'y regardent de si près. Ce qui est certain, c'est que le rôle de la vieille Alsacienne est bien tel que ma grand'mère le raconte. Les princesses étaient ses filles, ou ses nièces. Cette Alsacienne se montrait pleine d'enthousiasme pour l'empereur, et chantait ce couplet, que la merveilleuse mémoire de mon père ne lui permettait pas d'oublier, et que je retiens après lui:
Air: J'ai vu partout dans mes voyages.
Ce qui dans le jour m'intéresse, La nuit occupe mon repos. Ainsi donc je rêve sans cesse À la gloire de mon héros. Les songes, dit-on, sont des fables, Mais, quand c'est de lui qu'il s'agit, J'en fais que l'on trouve incroyables, Et sa valeur les accomplit.
On peut trouver dans les Mémoires de Bourrienne des détails sur les représentations de la Malmaison. Le vaudeville était fort à la mode à cette cour. C'était toute la littérature de la jeunesse de beaucoup de personnages du temps.
(P. R.)