Note (retour) — LIVRE II (continued 2)
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Bonaparte menaça, M. de Talleyrand négocia et, selon sa coutume, réussit. Madame de Chevreuse était jolie, quoique rousse46, et spirituelle, mais gâtée à l'excès par sa famille, un peu volontaire, et tant soit peu fantasque. Sa santé était déjà fort délicate. L'empereur la cajola pour la consoler de la violence qu'il lui faisait. Quelquefois, il semblait qu'il en vînt à bout, et, dans d'autres moments, elle ne dissimulait point le retour de la mauvaise humeur. Par caractère, elle procurait à l'empereur un plaisir qu'une autre eût cherché à lui donner seulement par adresse: celui du combat et de la victoire. Car, comme il lui arrivait de s'amuser quelquefois des fêtes et des pompes de notre cour, quand elle y paraissait parée et gaie, l'empereur, qui aimait jusqu'au moindre succès, disait en riant: «J'ai surmonté l'aversion de madame de Chevreuse.» Au fond, je ne crois point qu'il y soit vraiment parvenu.