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Mémoires de madame de Rémusat (1/3)

Note 27 — LIVRE PREMIER

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Note 27:

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Voici les lettres que l'empereur écrivait à propos de la mort de cet enfant, au mois de mai 1807. Il était à Finckestein, et il écrivait à l'impératrice Joséphine:

«Je conçois tout le chagrin que doit te causer la mort de ce pauvre Napoléon; tu peux comprendre la peine que j'éprouve. Je voudrais être près de toi pour que tu fusses modérée et sage dans ta douleur. Tu as eu le bonheur de ne jamais perdre d'enfant; mais c'est une des conditions et des peines attachées à notre misère humaine. Que j'apprenne que tu as été raisonnable et que tu te portes bien! Voudrais-tu accroître ma peine? Adieu, mon amie.» Quelques jours plus tard, le 20 mai, il écrivait à la reine de Hollande: «Ma fille, tout ce qui me revient de la Haye m'apprend que vous n'êtes pas raisonnable. Quelque légitime que soit votre douleur, elle doit avoir des bornes. N'altérez point votre santé, prenez des distractions, et sachez que la vie est semée de tant d'écueils et peut être la cause de tant de maux, que la mort n'est pas le plus grand de tous.» Il écrivait le même jour à M. Fouché: «La perte du petit Napoléon m'a été très sensible. J'aurais désiré que ses père et mère eussent reçu de la nature autant de courage que moi pour savoir supporter tous les maux de la vie. Mais ils sont plus jeunes et ont moins réfléchi sur la fragilité des choses d'ici-bas.» (P. R.)

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