Note 43 — LIVRE PREMIER (continued 2)
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Note 43: (retour) M. de Caulaincourt a conservé toute sa vie les mêmes sentiments, et il jugeait très sévèrement la politique et la personne de celui dont il s'employa souvent à conjurer les fatales volontés. Mon père tenait de M. Mounier, fils du célèbre membre des assemblées de la Révolution, avec lequel il était fort lié dans sa jeunesse, que dans la campagne de 1813, M. de Caulaincourt, alors duc de Vicence, accompagnant l'empereur avec une partie de son état-major et de sa maison, vit un obus labourer la terre à côté de Napoléon. Il poussa son cheval entre l'empereur et l'obus, et le couvrit, autant qu'il était en lui, des éclats qui heureusement n'atteignirent personne. Le soir, M. Mounier, soupant au quartier-général lui parlait de cet acte de dévouement par lequel il avait si simplement exposé sa vie pour sauver son maître: «Il est vrai, répondit le duc de Vicence, et pourtant je ne croirais point qu'il y a un Dieu au ciel, si cet homme-là mourait sur le trône.» (P. R.)