Note 11 — LIVRE II. 1521-1528. (continued 2)
Reading edition
[1]Nous avons suivi pour les œuvres allemandes l'édition de Wittemberg, en 12 vol. in-folio, 1539-1559; pour les œuvres latines, celle de Wittemberg, en 7 vol. in-folio, 1545-1558, quelquefois celle d'Iéna, 1600-1612, en 4 vol. in-folio; pour les Tischreden, l'édition de Francfort, 1568, in-folio. On trouvera à la fin du second volume des renvois qui permettent de vérifier chaque passage.
Quant aux citations tirées des Lettres, elles ont été exactement datées dans le texte. La date rend tout renvoi superflu; elle suffit pour faire retrouver aisément ces passages dans l'excellente édition de M. De Wette, 5 vol. in-8o; Berlin, 1825. Indépendamment des œuvres de Luther, nous avons mis à profit quelques autres ouvrages: Ukert, Seckendorf, Mareineke, etc.
[2]Il est curieux de rapprocher de ces paroles de Luther le passage si différent des Confessions de Rousseau:
«Que la trompette du jugement dernier sonne quand elle voudra; je viendrai, ce livre à la main, me présenter devant le souverain juge. Je dirai hautement: Voilà ce que j'ai fait, ce que j'ai pensé, ce que je fus... Et puis, qu'un seul dise, s'il l'ose: Je fus meilleur que cet homme-là.»
[3]Voyez dans nos Éclaircissemens le dialogue des voleurs, composé par Hutten, dans le but de réunir les nobles et les bourgeois contre les prêtres.
[4]Il se trouvait à la diète, outre l'Empereur, six électeurs, un archiduc, deux landgraves, cinq margraves, vingt-sept ducs et un grand nombre de comtes, d'archevêques, d'évêques, etc.; en tout deux cent-six personnes[r28].
[5]Cette désignation des dignitaires de l'Église, fait penser aux oiseaux merveilleux de Rabelais, les papegots, évêgots, etc.
[6]C'était la résidence de Münzer, chef de la révolte des paysans, dont nous parlerons plus bas.
[7]«L'esprit de ces prophètes s'est toujours chevaleresquement enfui, et voilà qu'il se glorifie comme un esprit magnanime et chevaleresque.—Mais moi, j'ai paru à Leipzig pour y disputer devant le peuple le plus dangereux. Je me suis présenté à Augsbourg, sans sauf-conduit, devant mes plus grands ennemis; à Worms, devant César et tout l'Empire, quoique je susse bien que le sauf-conduit était brisé. Mon esprit est resté libre comme une fleur des champs...» (1524.)
[8]Les paysans n'avaient pas attendu la Réforme pour s'insurger; des révoltes avaient eu lieu dès 1491, dès 1502. Les villes libres avaient imité cet exemple: Erfurth en 1509, Spire en 1512, et Worms en 1513. Les troubles avaient recommencé en 1524; mais, cette fois par les nobles. Franz de Sickingen, leur chef, crut le moment venu de se jeter sur les biens des princes ecclésiastiques; il osa mettre le siége devant Trèves. Il était, dit-on, dirigé par les célèbres réformateurs Œcolampade et Bucer, et par Hutten, alors au service de l'archevêque de Mayence. Le duc de Bavière, le palatin, le landgrave de Hesse, vinrent délivrer Trèves; ils voulaient attaquer Mayence, en punition de la connivence présumée de l'archevêque avec Sickingen. Celui-ci périt; Hutten fut proscrit, et dès-lors sans asile, mais toujours écrivant, toujours violent et colérique; il mourut peu après de misère.
[9]Münzer se refusait à toute controverse privée ou tenue devant une assemblée qui ne lui fût pas favorable.
[10]Les érudits du seizième siècle traduisaient ordinairement en grec leur nom propre. Ainsi Kuhhorn (corne de vache) avait changé son nom en celui de Bucer, Hauschein (lumière domestique) se fit appeler Œcolampade, Didier (de desiderium, désir) Érasme, Schwarz-Erde (terre noire) Mélanchton, etc. Luther et Zwingli, les deux réformateurs populaires, gardent seuls le nom qu'ils ont reçu, dans la langue vulgaire.
[11]
Hoc scio pro certo, quod, si cum stercore certo, Vinco vel vincor, semper ego maculor.
[12]Des témoignages précis font voir que ce n'étaient pas des roues de charrue comme symboles de l'agriculture.