Note 95 — II (continued 2)
Reading edition
Hier, mademoiselle, en proie à un accès de cette philosophie, je me trouvais dans une maison où l'on a la manie des autographes. La reine du salon ne manqua pas de me prier d'écrire quelque chose sur son album. «Mais je vous en prie, ajouta-t-elle, pas de banalités.» Cette recommandation m'irrita, et j'écrivis aussitôt:
«La peine de mort est une très-mauvaise chose, car, si elle n'existait pas, j'aurais probablement déjà tué beaucoup de gens, et nous n'aurions pas à l'heure qu'il est tant de ces gredins de crétins, fléaux de l'art et des artistes.»
On rit beaucoup de mon aphorisme, croyant que je n'en pensais pas un mot.