Note 24 — ADDITION AU SUPPLÉMENT DU MÉMOIRE A CONSULTER, (continued 2)
Reading edition
J’ai fait vœu de répondre à tout. Dans une des gazettes de Hollande, dont on vient de m’envoyer l’extrait, le scrupuleux nouvelliste s’explique en ces termes, à la date du 7 décembre 1773.
«Ce n’est point sans surprise que l’auteur de cette gazette s’est vu citer dans une note à la page 66 du supplément au mémoire à consulter du sieur Caron de Beaumarchais, pour un fait dont il n’a jamais parlé. Il somme le sieur de Beaumarchais de désigner le numéro où il prétend que s’est trouvée la fausse anecdote, que lui-même peut-être eût souhaité y voir insérée. Ce plaideur inquiet, qui semble avoir l’art funeste d’envelopper tout le monde dans ses tracasseries, n’aurait-il pas dû craindre qu’une citation, si aisée à convaincre elle-même de fausseté, ne fît très-mal augurer du reste des assertions contenues dans son mémoire?»
Il est juste de donner satisfaction au gazetier, qui me fait l’honneur de me sommer. Le trait qui paraît le blesser a été puisé dans la Gazette de La Haye, du vendredi 23 juillet 1773, nº 88. Je le copie, la gazette à la main.
M. de Beaumarchais a été décrété d’ajournement personnel; Bertrand Dairolles, Provençal, faisant toutes sortes d’affaires, a été décrété d’assigné pour être ouï, et Lejay décrété de prise de corps: on ne sait point ce que tout cela deviendra. «Ce qu’il y a de très-sûr, c’est que madame Goëzman, anciennement actrice à Strasbourg, où M. de Goëzman l’a épousée dans le temps qu’il était au conseil supérieur de Colmar, vient d’être enfermée dans un couvent.»