Note 71 — TROISIÈME PARTIE CARRIÈRE POLITIQUE 1814-1830
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L'amour du pays natal suivit chez Napoléon sa marche ordinaire. Bonaparte, en 1788, écrivait, à propos de M. de Sussy, que la Corse offrait un printemps perpétuel; il ne parla plus de son île quand il fut heureux; il avait même de l'antipathie pour elle; elle lui rappelait un berceau trop étroit. Mais à Sainte-Hélène sa patrie lui revint en mémoire: «La Corse avait mille charmes pour Napoléon[71]; il en détaillait les plus grands traits, la coupe hardie de sa structure physique. Tout y était meilleur, disait-il; il n'y avait pas jusqu'à l'odeur du sol même: elle lui eût suffi pour le deviner les yeux fermés; il ne l'avait retrouvée nulle part. Il s'y voyait dans ses premières années, à ses premières amours; il s'y trouvait dans sa jeunesse au milieu des précipices, franchissant les sommets élevés, les vallées profondes.»