Note 449 — TROISIÈME PARTIE CARRIÈRE POLITIQUE 1814-1830 (continued 3)
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Cette illustre minorité, formée en partie des enfants des Muses, devint graduellement la majorité nationale: vers la fin de l'Empire tout le monde détestait le despotisme impérial. Un reproche grave s'attachera à la mémoire de Bonaparte: il rendit son joug si pesant que le sentiment hostile contre l'étranger s'en affaiblit, et qu'une invasion, déplorable aujourd'hui en souvenir, prit, au moment de son accomplissement, quelque chose d'une délivrance: c'est l'opinion républicaine même, énoncée par mon infortuné et brave ami Carrel. «Le retour des Bourbons, avait dit à son tour Carnot, produisit en France un enthousiasme universel; ils furent accueillis avec une effusion de cœur inexprimable, les anciens républicains partagèrent sincèrement les transports de la joie commune. Napoléon les avait particulièrement tant opprimés, toutes les classes de la société avaient tellement souffert, qu'il ne se trouvait personne qui ne fût réellement dans l'ivresse[449].»