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Mémoires d'Outre-Tombe, Tome 3

Note 303 — TROISIÈME PARTIE CARRIÈRE POLITIQUE 1814-1830 (continued 2)

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Après la bataille de Wagram, un armistice est convenu à Znaïm[303]. Les Autrichiens, quoi qu'en disent nos bulletins, s'étaient retirés en bon ordre et n'avaient pas laissé derrière eux un seul canon monté. Bonaparte, en possession de Schœnbrünn, y travaillait à la paix. «Le 13 octobre, dit le duc de Cadore[304], j'étais venu de Vienne pour travailler avec l'empereur. Après quelques moments d'entretien, il me dit: «Je vais passer la revue; restez dans mon cabinet; vous rédigerez cette note que je verrai après la revue.» Je restai dans son cabinet avec M. de Méneval, son secrétaire intime; il rentra bientôt.—«Le prince de Lichtenstein, me dit Napoléon, ne vous a-t-il pas fait connaître qu'on lui faisait souvent la proposition de m'assassiner?—Oui, sire; il m'a exprimé l'horreur avec laquelle il rejetait ces propositions.—Eh bien! on vient d'en faire la tentative. Suivez-moi.» J'entrai avec lui dans le salon. Là étaient quelques personnes qui paraissaient très agitées et qui entouraient un jeune homme de dix-huit à vingt ans, d'une figure agréable, très douce, annonçant une sorte de candeur, et qui seul paraissait conserver un grand calme. C'était l'assassin. Il fut interrogé avec une grande douceur par Napoléon lui-même, le général Rapp servant d'interprète. Je ne rapporterai que quelques-unes de ses réponses, qui me frappèrent davantage.

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