Note 260 — TROISIÈME PARTIE CARRIÈRE POLITIQUE 1814-1830 (continued 2)
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Cette fatalité dont Bonaparte menaçait les rois le menaçait lui-même; presque simultanément il attaque la Russie, l'Espagne et Rome: trois entreprises qui l'ont perdu. Vous avez vu dans le Congrès de Vérone[260], dont la publication a devancé celle de ces Mémoires, l'histoire de l'envahissement de l'Espagne. Le traité de Fontainebleau fut signé le 27 octobre 1807[261]. Junot arrivé en Portugal avait déclaré, d'après le décret de Bonaparte, que la maison de Bragance avait cessé de régner; protocole adopté: vous savez qu'elle règne encore. On était si bien instruit à Lisbonne de ce qui se passait sur la terre, que Jean VI[262] ne connut ce décret que par un numéro du Moniteur apporté par hasard, et déjà l'armée française était à trois marches de la capitale de la Lusitanie[263]. Il ne restait à la cour qu'à fuir sur ces mers qui saluèrent les voiles de Gama et entendirent les chants de Camoëns.