Note (Retour au texte principal.) — LIVRE VIII[94]
Reading edition
M. du Theil[132], chargé des affaires de M. le comte d'Artois à Londres, s'était hâté de chercher Fontanes: celui-ci me pria de le conduire chez l'agent des princes. Nous le trouvâmes environné de tous ces défenseurs du trône et de l'autel qui battaient les pavés de Piccadilly, d'une foule d'espions et de chevaliers d'industrie échappés de Paris sous divers noms et divers déguisements, et d'une nuée d'aventuriers belges, allemands, irlandais, vendeurs de contre-révolution. Dans un coin de cette foule était un homme de trente à trente-deux ans qu'on ne regardait point, et qui ne faisait lui-même attention qu'à une gravure de la mort du général Wolfe[133]. Frappé de son air, je m'enquis de sa personne: un de mes voisins me répondit: «Ce n'est rien; c'est un paysan vendéen, porteur d'une lettre de ses chefs.»