Note (Retour au texte principal.) — LIVRE VII[1]
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Ces travaux, qui durèrent trois jours, étant achevés, Monsieur et le comte d'Artois arrivèrent; ils firent la reconnaissance de la place, qu'on somma en vain, quoique Wimpfen[65] la semblât vouloir rendre. Comme le grand Condé, nous n'avions pas gagné la bataille de Rocroi, ainsi nous ne pûmes nous emparer de Thionville; mais nous ne fûmes pas battus sous ses murs, comme Feuquières[66]. On se logea sur la voie publique, dans la tête d'un village servant de faubourg à la ville, en dehors de l'ouvrage à cornes qui défendait le pont de la Moselle. On se fusilla de maison en maison; notre poste se maintint en possession de celles qu'il avait prises. Je n'assistai point à cette première affaire; Armand, mon cousin, s'y trouva et s'y comporta bien. Pendant qu'on se battait dans ce village, ma compagnie était commandée pour une batterie à établir au bord d'un bois qui coiffait le sommet d'une colline. Sur la déclivité de cette colline, des vignes descendaient jusqu'à la plaine adhérente aux fortifications extérieures de Thionville.