Note (Retour au texte principal.) — LIVRE PREMIER[197]
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Ce fut au milieu des débris de nos temples que je publiai le Génie du Christianisme[235]. Les fidèles se crurent sauvés: on avait alors un besoin de foi, une avidité de consolations religieuses, qui venaient de la privation de ces consolations depuis longues années. Que de forces surnaturelles à demander pour tant d'adversités subies! Combien de familles mutilées avaient à chercher auprès du Père des hommes les enfants qu'elles avaient perdus! Combien de cœurs brisés, combien d'âmes devenues solitaires appelaient une main divine pour les guérir! On se précipitait dans la maison de Dieu, comme on entre dans la maison du médecin le jour d'une contagion. Les victimes de nos troubles (et que de sortes de victimes!) se sauvaient à l'autel; naufragés s'attachant au rocher, sur lequel ils cherchent leur salut.