Note (Retour au texte principal.) — LIVRE II[236]
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M. Clausel de Coussergues[342] arriva sur ces entrefaites; il avait aussi entendu crier l'arrêt. Il me trouva la plume à la main: ma lettre, dont il me fit supprimer, par pitié pour madame de Chateaubriand, des phrases de colère, partit; elle était au ministre des relations extérieures. Peu importait la rédaction: mon opinion et mon crime étaient dans le fait de ma démission: Bonaparte ne s'y trompa pas. Madame Bacciochi jeta les hauts cris en apprenant ce qu'elle appelait ma défection; elle m'envoya chercher et me fit les plus vifs reproches. M. de Fontanes devint presque fou de peur au premier moment: il me réputait fusillé avec toutes les personnes qui m'étaient attachées[343]. Pendant plusieurs jours, mes amis restèrent dans la crainte de me voir enlever par la police; ils se présentaient chez moi d'heure en heure, et toujours en frémissant, quand ils abordaient la loge du portier. M. Pasquier vint m'embrasser le lendemain de ma démission, disant qu'on était heureux d'avoir un ami tel que moi. Il demeura un temps assez considérable dans une honorable modération, éloigné des places et du pouvoir.