Note (Retour au texte principal.) — LIVRE II[236]
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Au bout d'une demi-heure, le nécromant rentra, enleva la soupe, et mit un autre plat sur la table: les mets se succédèrent ainsi un à un et à de longues distances. M. de Saint-Martin, s'échauffant peu à peu, se mit à parler en façon d'archange; plus il parlait, plus son langage devenait ténébreux. Neveu m'avait insinué, en me serrant la main, que nous verrions des choses extraordinaires, que nous entendrions des bruits: depuis six mortelles heures, j'écoutais et je ne découvrais rien. À minuit, l'homme des visions se lève tout à coup: je crus que l'esprit des ténèbres ou l'esprit divin descendait, que les sonnettes allaient faire retentir les mystérieux corridors; mais M. de Saint-Martin déclara qu'il était épuisé, et que nous reprendrions la conversation une autre fois; il mit son chapeau et s'en alla. Malheureusement pour lui, il fut arrêté à la porte et forcé de rentrer par une visite inattendue: néanmoins, il ne tarda pas à disparaître. Je ne l'ai jamais revu: il courut mourir dans le jardin de M. Lenoir-Laroche, mon voisin d'Aulnay[253].