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Mémoires d'Outre-Tombe, Tome 1

Note (retour) — LIVRE III [220]

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Ce fut dans une de ces promenades que Lucile, m'entendant parler avec ravissement de la solitude, me dit: «Tu devrais peindre tout cela.» Ce mot me révéla la Muse; un souffle divin passa sur moi. Je me mis à bégayer des vers, comme si c'eût été ma langue naturelle; jour et nuit je chantais mes plaisirs, c'est-à-dire mes bois et mes vallons [235]; je composais une foule de petites idylles ou tableaux de la nature [236]. J'ai écrit longtemps en vers avant d'écrire en prose: M. de Fontanes prétendait que j'avais reçu les deux instruments.

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