Note 4 — CHAPITRE I L’ISLAM ET NOUS
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« En Égypte, on a vu des prêtres prêcher dans les mosquées sur le patriotisme, des cheikhs traiter le même sujet du haut de la chaire d’une église, et les fidèles de tous les cultes prononcer le même jour, à la même heure, la même prière pour demander la libération de leur pays. De telles manifestations auraient été naguère inconcevables. » (XX. L’Islam et son avenir. Revue des Deux Mondes, 1er août 1921).
Le 11 décembre 1921, le prince héritier de Turquie, entouré des membres de la famille impériale et des ministres, assisté du grand-rabbin et des patriarches grecs et arméniens, inaugurait sur une des places de la capitale un monument élevé à la gloire du pape. On lisait cette inscription sur le socle de la statue : « Au grand pontife, qui régna à une heure tragique du monde, à Benoît XV, bienfaiteur des peuples, sans distinction de nationalité et de religion, l’Orient. »