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Macbeth

Note (retour) — ACTE TROISIÈME

François Guizot translation · Edition 6

LENOX.—Mes premiers discours n'ont fait que rencontrer vos pensées, qui peuvent aller plus loin. Seulement, je dis que les choses ont été prises d'une singulière manière. Le bon roi Duncan a été plaint de Macbeth! vraiment je le crois bien, il était mort.—Le brave et vaillant Banquo s'est promené trop tard, et vous pouvez dire, si vous voulez, que c'est Fleance qui l'a assassiné, car Fleance s'est enfui. Il ne faut pas se promener trop tard.—Qui de nous peut ne pas voir combien il était horrible de la part de Malcolm et de Donalbain d'assassiner leur bon père? Damnable crime! combien Macbeth en a été affligé! N'a-t-il pas aussitôt, dans une pieuse rage, mis en pièces les deux coupables qui étaient les esclaves de l'ivresse et les serfs du sommeil? N'était-ce pas une noble action? Oui, et pleine de prudence aussi, car toute âme sensible eût été irritée d'entendre ces hommes nier le crime. En sorte que j'en reviens à dire qu'il a très-bien pris toutes choses; et je pense que s'il tenait les fils de Duncan sous sa clef (ce qui ne sera pas, s'il plaît au ciel), ils verraient ce que c'est que de tuer un père, et Fleance aussi. Mais, chut! car j'apprends que pour quelques paroles trop libres, et parce qu'il a manqué de se rendre à la fête du tyran29, Macduff est tombé en disgrâce. Pouvez-vous, monsieur, m'apprendre où il s'est réfugié?

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