Note 8 — LETTRE V UNE AME DU PURGATOIRE
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Les catholiques de naissance et de pratique ont parfois quelque peine à concevoir que les touches de la Grâce illuminante soient ainsi tenues en échec par la force mauvaise « qui toujours veille ». En 1914, lorsque je publiai Quand l’Esprit souffle, où l’on trouve le récit de cas analogues, quelques-uns m’écrivirent pour me demander si « réellement » ces vicissitudes d’une conscience en voie de rénovation se produisaient telles que je les décrivais. Je m’empressai de leur répondre que je les rapportais selon l’exactitude la plus entière. Ah ! une conversion, c’est une rude bataille parmi de terribles souffrances ! Qu’on n’oublie pas non plus que ces luttes prouvent le libre arbitre et qu’il n’y a pas de contrition parfaite qui n’ait pour préface ce duel tragique entre le Bien et le Mal dans l’âme d’un grand pécheur repentant. Mais il est assez compréhensible que ceux qui reçurent la faveur de rester fidèles à Dieu aient quelque peine à réaliser l’état d’une âme écartelée de la sorte.