Note 3 — I XVe siècle.
Reading edition
Il n’y a rien d’important dans Le voyage de la sainte cyté de Hiérusalem avec la description des lieux (par G. Villey) cotez et autres passages fait l’an mil quatre cens quatre vingts, destant le siège du Grand Turc à Rhodes et regnant en France Loys onzième de ce nom, éd. Ch. Schéfer, 1882 ; assez peu dans le Voyage de Georges Lengherand mayeur de Mons en Haynaut, à Venise, Rome, Jérusalem, le mont Sinay et le Kayre (1485-1486), publié par le marquis de Godefroy Méniglaise, Mons, 1861. Après une très bonne description de Venise, où il voit les églises et assiste aux cérémonies (il passe à Rome), après des appréciations sur ces riches dames vénitiennes qui n’ont qu’un défaut : « On leur voit depuis le boult de la teste jusques au dessoubz des mamelles », il décrit « Jarre » (Zara) « Gybeny » (Sebenico), « Sarragouse » (Raguse), les îles Ioniennes, mentionne l’Heximilion de Morée, les « Albaniens » confondus avec les Tziganes, les vins de Crète et de Romanie (« Malvisées, Rommenies et aultre vins doulz »), le siège de Rhodes par les Turcs, qu’on tolère encore dans la ville, « chose mal affréant », l’arrivée en Chypre de la mère de la reine Catherine, pour aller en Syrie et en Égypte, où les ambassadeurs du « prêtre Jean » paraissent apportant « arc et flesches d’or ».