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Les Sources

Note 40 — DISCOURS SUR LE DEVOIR INTELLECTUEL DES CHRÉTIENS AU XIXe SIÈCLE ET SUR LA MISSION DES PRÊTRES DE L’ORATOIRE

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Dans la Revue des Deux-Mondes du 16 février 1861, dans un article sur l’Hégélianisme, l’auteur déclare qu’il veut dégager du système hégélien, qui est mort, « sa pensée vivante et éternelle… ses éléments permanents… les pensées élevées et profondes nous lui devons… les deux ou trois idées que l’humanité s’est appropriées… et qui suffisent à la gloire du philosophe et à celle du pays et du siècle qui l’ont vu naître… » Cela dit, voici ce qu’il trouve :

« La découverte du caractère relatif des vérités, qui est le fait capital de l’histoire de la pensée contemporaine… Les jugements absolus sont faux… Aujourd’hui, rien n’est plus pour nous vérité ni erreur, il faut inventer d’autres mots… Nous admettons jusqu’à l’identité des contraires. Nous ne connaissons plus la religion, mais des religions ; plus de morale, mais des mœurs ; plus de principes, mais des faits. Nous expliquons tout, et, comme on l’a dit, l’esprit finit par approuver tout ce qu’il explique. La vertu moderne se résume dans la tolérance… La morale, qui est l’abstrait et l’absolu, trouve mal son compte à cette indulgence… Les caractères s’affaissent pendant que les esprits s’étendent et s’assouplissent. »

Tout cela repose « sur ce principe qui s’est emparé avec force de l’esprit moderne, et qui peut être ramené à l’Hégélianisme : je veux parler du principe en vertu duquel une assertion n’est pas plus vraie que l’assertion opposée. »

Ainsi parlent ceux qui se croient les vrais représentants de la pensée contemporaine.

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