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Les Romans de la Table Ronde (4/ 5)

Note 17 — LANCELOT DU LAC.

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Jamais les compagnons de la Table-Ronde ne firent mieux en l'absence du roi Artus: aucune échelle ennemie ne put arrêter le preux Ydier: de toute la journée il ne délaça pas son heaume, et jusqu'à la fin il tint le serment de pousser en avant, tant qu'il y aurait des païens à frapper. «Dieu, criait-il, me fasse la grâce de tenir mon vœu, fût-ce au prix de ma vie! plus belle mort ne saurait être désirée.» Les Saisnes finirent donc par lâcher pied et la chasse commença: en tête des poursuivants se trouva toujours le grand cheval d'Ydier. Par malheur, il passa sur le corps d'un Saxon qui avait gardé son épée droite; la pointe en frappa le ventre du bon coursier, lequel prenant le mors aux dents, alla s'affaisser et mourir un peu plus avant. Le roi tomba engagé sous ses flancs, toute la chasse lui passa sur le corps. Les échelles revinrent, après avoir poursuivi les Saisnes, jusqu'aux abords de la tour, et la reine fut alors avertie que le roi Ydier n'avait pas reparu. Elle sortit aussitôt avec ses dames, parcourut le champ de bataille et découvrit enfin le bon roi qu'elle fit lever doucement par ses dames et transporter dans ses chambres. Là, les mires visitèrent ses plaies et parvinrent à les fermer; mais, à partir de ce jour, Ydier ne put remonter à cheval et montrer sa grande prouesse[17].

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