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Les Romans de la Table Ronde (1 / 5)

Note 114 — LIVRE II. LE SAINT-GRAAL. (continued 2)

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J'ai dit que Robert de Boron avait trouvé dans Geoffroy de Monmouth les éléments du livre de Merlin; quelle énorme distance cependant entre les récits du moine bénédictin et la grande scène par laquelle va débuter le romancier français! Scène toute biblique, que seront heureux d'imiter les plus grands poëtes des trois derniers siècles, les Tasse, les Milton, les Goethe et les Klopstock. Aucun d'eux cependant ne connaissait peut-être l'œuvre qui les avait devancés; mais quand une forme est introduite dans l'expression et le développement des sentiments et des idées, c'est un nouvel élément de conception mis à la portée de tous; et ceux qui ne dédaignent pas de s'en servir n'ont pas besoin de connaître celui qui l'a pour la première fois employé. D'ailleurs le début du Merlin doit beaucoup lui-même aux premiers chapitres de Job, et aux beaux versets dialogués de la liturgie pascale: Attollite portas, Principes, vestras...—Quis est iste rex gloriæ? versets eux-mêmes empruntés à l'évangile apocryphe de Nicodème[114]. Arrêtons-nous, et laissons la parole à Robert de Boron.

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