← Table of contents
Les Romans de la Table Ronde (1 / 5)

Note 16 — INTRODUCTION.

Reading edition

M. Thomas Wright a déjà parfaitement reconnu que la plupart des additions faites à Nennius par le bénédictin anglais ne pouvaient être traduites d'un livre breton. Passons rapidement en revue ces additions. L'histoire de Brut ou Brutus y est exposée avec autant de confiance et de netteté que s'il s'était agi d'un prince contemporain. On nous donne ses lettres missives, les délibérations de son conseil, ses discours et ceux qu'on lui adresse, les fêtes de son mariage. Avant d'arriver au terme de ses voyages de long cours, voyages renouvelés de l'Énéide, il aborde sur le rivage gaulois, où Turnus, un de ses capitaines, bâtit la ville de Tours, comme Homère, ajoute Geoffroy, l'avait déjà raconté. Assurément personne, au temps de Geoffroy, n'était en mesure de rechercher dans Homère la mention d'un pareil fait. Mais le conteur savait bien qu'on l'en croirait sur parole[16]. Il arrive enfin dans l'île d'Albion, marquée par l'oracle de Diane pour le terme et la récompense de ses travaux. Il impose son nom à la contrée et construit avant de mourir une grande ville qu'il appelle Troie-Neuve, ou Trinovant, en souvenir de Troie: nom plus tard remplacé par celui de London. «De London,» ajoute Geoffroy, «les étrangers» (c'est-à-dire apparemment les Normands) «ont fait Londres.»

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings