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Les protestants à Nîmes au temps de l'Édit de Nantes

Note 722 — APPENDICES

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V. ci-dessus, p. 17, note 2.—Malgré tout, on eut de la peine à faire prospérer les académies de théologie en Bas-Languedoc. En 1601, il n’y a que 8 écoliers inscrits à la matricule des proposants de l’académie nîmoise (Borrel dans Bull. de la Soc. de l’hist. du protestantisme fr., t. III, p. 46). Au syn. prov. de Nîmes en 1601, on propose de distribuer aux pasteurs la part réservée aux académies de Nîmes et de Montpellier, attendu «qu’il n’y a point de professeurs en théologie ny aucun exercice, et ce, jusqu’à ce que les professeurs servent actuellement». Mais le synode n’y consent point et décide que les églises de Nîmes et Montpellier devront s’être pourvues de professeurs pour leurs académies avant le prochain synode. Il ajoute qu’«aucuns de ceste compagnie qui peuvent estre propres pour lire en théologie» seront examinés «par deux textes du Vieulx Testament et du Nouveau à rendre d’un jour à l’aultre, comme aussy respondre aux thèses» (Séance du 10 mars, B. P. F., copie Auzière). En 1603, Gigord et Ferrier se présentent pour passer cet examen; le syn. prov. d’Uzès les en dispense vu leur notoriété et les «reçoit et authorize pour docteurs et professeurs en théologie, M. Gigord pour l’Académie de Montpellier et M. Ferrier pour l’Académie de Nismes» (Séance du 23 avril).

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